stressed businessman with head in hands

La démission silencieuse : comment la prévenir ? 

L’édition 2023 de l’étude annuelle State of the Global Workplace de Gallup voile que 74% des salariés français sont en état de démission silencieuse, avec seulement 7% d’employés engagés au travail ; des statistiques alarmantes ! En s’intéressant aux nombreuses raisons qui poussent les salariés à se détacher émotionnellement de l’entreprise sans démission formelle, nous vous proposons cinq clés qui permettent de l’éviter. 

Le décryptage de la démission silencieuse

La démission silencieuse ou “quiet-quitting” est une situation dans laquelle les salariés sont physiquement présents en entreprise, mais se détachent émotionnellement et mentalement pour effectuer le strict minimum de leurs tâches. Sans toutefois démissionner de manière formelle, le salarié va rester en poste mais sans engagement, sans motivation, et avec une implication légère. Il respecte ses heures de travail à la minute près et ne travaille pas plus que l’heure marquée sur le contrat, même s’il s’agit d’une urgence pour l’entreprise.

Commençons par analyser les signes qui permettent de reconnaître un salarié dans le cas d’une démission silencieuse.

  • Réduction de l’initiative : Aucune proactivité, le salarié se contente uniquement de son travail habituel et ne suggère rien de nouveau.

  • Augmentation de l’absentéisme : Le salarié se rend rarement au bureau et est de plus en plus absent sans réelle justification.

  • Baisse d’efforts pour atteindre les objectifs : Le salarié est moins productif et rend un travail de moins en moins qualitatif.

  • Refus de s’investir dans de nouvelles missions : Le salarié ne s’en tient qu’à sa fiche de poste et n’accepte aucune nouvelle responsabilité, aussi intéressantes soient-elles.

  • Baisse d’implication dans la vie de l’entreprise : Le salarié ne s’intéresse pas ou très peu aux activités d’entreprise, et s’isole de plus en plus de ses collègues. 
Employé devant son ordinateur portable avec ses mains sur sa tête, l'air déprimé

La démission silencieuse touche les salariés de toutes les générations et pour de nombreuses raisons : insatisfaction au travail due à un mécontentement par rapport aux tâches à effectuer ou à l’entreprise en général ; manque de reconnaissance avec un sentiment que les contributions personnelles ne sont pas valorisées ; faibles opportunités de carrière ; excès de conflits ; désir d’un emploi dans une autre entreprise ou encore circonstances personnelles (problèmes de famille, de santé …).

Observer plusieurs de ces caractéristiques chez vos employés pourrait vous permettre d’identifier les quiet quitters dans votre entreprise et mettre en pratique les clés soulignées dans l’article pour redresser rapidement la situation

Quelques clés pour éviter la démission silencieuse

Avant de découvrir les stratégies pour prévenir la démission silencieuse, évaluons tout d’abord ses conséquences sur l’entreprise. 

Les répercussions négatives sur la performance de l’entreprise

La démission silencieuse a de forts impacts sur la productivité de l’entreprise. Les employés ne s’investissent plus pleinement dans leurs missions ; résultat sans appel, le travail est de moins en moins qualitatif et cela représente un coût élevé. Selon l’étude de Gallup de 2023, le faible engagement des salariés coûte 8,8 milliards de dollars à l’économie mondiale.

La démission silencieuse conduit à une dégradation de l’image de l’entreprise. Les salariés qui travaillent au minimum ne manifestent aucune fierté à l’égard de leur entreprise et n’en feront aucune promotion à l’extérieur. La marque employeur est donc automatiquement impactée. De plus, les salariés n’ont pas encore démissionné mais avec un pied dehors, ils seront prêts à partir de l’entreprise en masse à la moindre opportunité. Cette perte croissante de talents nuit nécessairement à l’image de l’entreprise.

Suite à une longue période de démission silencieuse, le salarié peut décider de partir définitivement de l’entreprise en laissant un besoin urgent. Alors, le processus de recrutement et le coût de formation des nouveaux salariés engendrent des coûts importants pour l’entreprise. Selon l’Ecole du Recrutement, le coût d’un recrutement tourne globalement entre 5000 et 8000€ en France.

Enfin, un risque de contagion est possible sur l’ensemble des collègues et l’entreprise peut se retrouver avec une équipe entière composée de démissionnaires silencieux. La démission silencieuse est donc susceptible d’entrainer une démotivation générale de l’équipe.

Autant de conséquences qui justifient de prendre la situation au sérieux.

Quelques stratégies pour prévenir la démission silencieuse

Voici 5 clés pratiques et concrètes pour éviter la démission silencieuse dans vos équipes : 

  • Être en alerte sur les signaux précurseurs : Une baisse étonnante de la productivité, un taux d’absence soudain et injustifié, un désengagement émotionnel… sont des indices qui doivent immédiatement attirer votre attention.

  • Identifier les situations qui engendrent potentiellement des conflits : Déterminer ces situations entre collaborateurs ou envers la hiérarchie permettra de faire une médiation et résoudre les différends avant une implosion de tous.

  • Instaurer une communication ouverte : Un point qui reste légitime dans toutes les situations est l’importance de la communication en interne. Des échanges faciles et le sentiment de pouvoir tout dire, voilà les points qui permettent au salarié de remonter une difficulté à temps.

  • Effectuer des entretiens réguliers : Des entretiens manager-salarié sont des moments précieux qui permettent de faire le bilan sur la performance du salarié, mais pas que ! C’est également le moment d’évaluer son bien-être, sa satisfaction au travail, sa motivation, son engagement.

  • Accentuer le processus de qualité de vie au travail : Mettre en place des feedbacks réguliers et positifs, favoriser la montée en compétences, une répartition équilibrée des tâches avec des missions challengeantes, des activités qui entretiennent la cohésion d’équipe, un équilibre vie professionnelle/vie personnelle… 
managers

Le management de transition peut-il aider à gérer ce type de situation ?

La démission silencieuse n’est pas pour un temps indéfini. Un grand nombre de salariés finissent par démissionner de manière formelle à la dernière minute, plongeant ainsi l’entreprise dans une situation d’urgence et de stress. 

Le recrutement et la formation des nouveaux salariés pouvant s’étaler sur plusieurs mois, le management de transition intervient à ce moment pour pallier la situation en remplaçant au pied levé les managers, le temps de trouver la personne adéquate en CDI. 

Surtout et en amont, un DRH de transition peut apporter un regard extérieur et neuf, doté de ses compétences managériales, pour accompagner l’entreprise dans la détection des signaux qui indiquent un terrain propice à la démission silencieuse, ou plus généralement à la démotivation de certaines équipes. 

Le DRH de Transition peut ainsi agir aux côtés des membres de l’équipe RH existante, et surtout auprès du Top Management pour trouver les solutions et mettre en place les actions concrètes citées plus haut  : restaurer un climat de confiance et de communication saine, augmenter les échanges formels et informels entre les managers et leurs équipes, travailler sur l’ensemble des thématiques de la QVT.  

Le cabinet de management de transition MOMEN vous propose des DRH de transition expérimentés sur des missions de gestion de crise interne, mais également pour des remplacements urgents.

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Image d'un journal où il est écrit "shocking news"

Comment bien gérer une crise de réputation ?

« S’il faut vingt ans pour construire une réputation, cinq minutes suffisent à la ruiner. Si vous y réfléchissez, vous ferez les choses différemment», Warren Buffet. Une crise de réputation affecte l’entreprise sur le long terme mais de nombreuses solutions, si elles sont mises en place rapidement, permettent de bien gérer la situation et redresser l’entreprise.

Les différentes crises auxquelles l’entreprise peut être confrontée

Une entreprise peut être confrontée à plusieurs situations de crise : 

  • Crise financière : coûts inattendus, problèmes de trésorerie, baisse significative des revenus. 

  • Crise de gestion : gestion interne défaillante, conflits au sein de l’équipe de direction.

  • Crise opérationnelle : perturbations dans la chaîne d’approvisionnement, défaillances techniques majeures, problèmes de production 

  • Crise sociale : conflits sociaux, problèmes relatifs aux conditions de travail 

  • Crise de marché : changements soudains sur le marché avec l’apparition de nouveaux concurrents, variations significatives dans la demande des consommateurs, avancées technologiques rapides.

  • Crise de réputation : scandales, critiques négatives, communication de crise inefficace, problèmes éthiques, violations de la conformité ; tout cela entraînant de sérieuses conséquences sur l’image de l’entreprise. 

Nous vous proposons à présent de diriger notre attention sur la problématique de la crise de réputation. 

Lire aussi : Restructuration d’entreprise : 5 étapes clefs pour une transition réussie

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La crise de réputation : signes précurseurs et conséquences

Les signes précurseurs de la crise de réputation 

Plusieurs éléments permettent de détecter de manière précoce une crise de réputation. Voici quelques indicateurs avant-coureurs :

  • Croissance rapide des commentaires négatifs sur les médias : augmentation de mentions négatives de l’entreprise dans les médias traditionnels et sociaux, apparition soudaine de critiques ou de mentions défavorables sur l’entreprise, utilisation de messages hostiles sur les plateformes sociales.

  • Changement soudain dans la perception de la marque par les clients : diminution de la confiance, déloyauté brusque et accrue de la clientèle, multiplication des plaintes clients.

  • Baisse significative des indices de satisfaction client : diminution remarquable des indicateurs de satisfaction client qui se manifeste par des pics de scores bas dans les enquêtes de satisfaction, des évaluations post-achat moins favorables.

  • Réduction soudaine de la fréquentation : baisse notable du flux vers les points de ventes physiques ou sur les plateformes en ligne. 
Personne qui tient son téléphone et donne une note d'une étoile sur cinq

Les conséquences de la crise de réputation

Les répercussions d’une crise de réputation peuvent entraîner des conséquences importantes sur l’entreprise. Voici quelques-uns des impacts les plus fréquents : 

  • Perte de confiance du public : la crédibilité et l’intégrité de l’entreprise sont susceptibles d’être compromises, entraînant des doutes chez les clients, les partenaires commerciaux et les parties prenantes.

  • Déclin des ventes et de la clientèle : avec une réputation entachée, les clients manifestent une réticence à acheter des produits ou services associés à l’entreprise. Selon un sondage de l’IFOP effectué en 2019, 47% des Français ont déjà renoncé à acheter un produit ou un service d’une marque suite à une atteinte à sa réputation.

  • Conséquences financières négatives : une diminution du chiffre d’affaires, une dépréciation de la valeur boursière, les coûts associés à la gestion de crise (campagnes de communications d’urgence, éventuels litiges) sont des répercussions importantes. Pour exemple, le groupe familial Lactalis, suite au scandale sanitaire après la découverte de salmonelle dans du lait maternisé, avait accusé un repli de son bénéfice net en 2017 à 387 millions d’euros contre 406 millions un an plus tôt, d’après le président du groupe Emmanuel Besnier.

  • Préjudices durables sur la réputation de la marque : les séquelles d’une crise de réputation peuvent engendrer des dommages sur le long terme. Reconstruire la confiance peut prendre plusieurs années, alors que la détruire prend seulement quelques minutes !

  • Difficultés internes : un climat de méfiance ou de déception peut influencer la perception des employés vis-à-vis de l’employeur et entraîner des départs d’employés et une difficulté de recrutement.

Lire aussi : Conflits internes : le rôle du manager RH

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Quelques solutions pour bien gérer une crise de réputation

Restaurer la réputation d’une entreprise peut prendre du temps, et nécessite des efforts soutenus. Face à la crise, il faut réagir promptement et de manière stratégique. Voici quelques étapes concrètes à suivre pour bien gérer une crise de réputation :

  • Réagir promptement : L’absence de réponse pouvant être perçue comme de l’indifférence, il est nécessaire de répondre à la crise le plus tôt possible !

  • Evaluer la situation et assumer la responsabilité : Analyser la situation permet de réaliser la gravité et d’identifier les canaux par lesquels les informations sont véhiculées. Si l’entreprise est effectivement responsable, elle doit en assumer l’entière responsabilité et présenter des excuses sincères. Un exemple récent est celui de Daihatsu, une des filiales de Toyota, qui a fait face à des falsifications sur des tests de sécurité et à un rappel d’un million de véhicules aux Etats-Unis. Le président de Daihatsu, M. Soichiro Okudaira, a présenté ses « plus sincères excuses »pour avoir « trahi la confiance » de ses clients avant de s’incliner longuement en signe de contrition.

  • Mettre en œuvre des mesures correctives : Identifier une équipe de gestion de crise avec des profils adaptés selon la situation (DG, Directeur juridique, Directeur Commercial…). Puis, analyser les actions concrètes à entreprendre pour résoudre la crise.

  • Apprendre de la crise et assurer la veille : La crise résolue, il est primordial d’évaluer les leçons apprises et de mettre en place un protocole de veille pour prévenir d’éventuelles situations similaires à l’avenir.
Photo de Soichiro Okudaira, président de Daihatsu une filiale de Toyota, qui s'incline longuement en signe de contrition.
Photo de la façade du magasin Picard Surgelés

Etudions un exemple concret de résolution d’une crise de réputation à travers le cas de Picard Surgelés en 2013, impliqué dans l’utilisation de la viande de cheval dans leurs produits au lieu de la viande de bœuf. L’entreprise a réagi rapidement en reconnaissant honnêtement la présence de la viande de cheval dans certains de leurs produits. Par la suite, l’entreprise s’est excusée et Philippe Pauze, le Directeur Général, a pris des mesures correctives immédiates pour retirer la vente des produits de mauvaise qualité et renforcer le contrôle qualité des fournisseurs.

Enfin, Picard Surgelés a surfé sur la vague pour renforcer son image de marque et la crédibilité de ses clients en lançant une campagne de communication « Proud of Our Products » mettant en avant la qualité et l’origine de ses produits, avec des dégustations en magasin.

Lire aussi : Manager en situation de crise : les 10 étapes de la communication de crise

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Le rôle du manager de transition dans la gestion d’une crise de réputation

Le manager de transition intervient sur tous les types de crises, aussi bien avant la crise de manière préventive, que pendant la crise.
Face à l’urgence de la situation, il est nécessaire d’agir le plus rapidement possible et de manière stratégique. Faire appel à un manager de transition est un choix judicieux car il garantit un démarrage de mission immédiat, possible sous quelques jours, pour réagir au plus vite et régler la situation.

Répondant aux enjeux du management de crise, le manager de transition est expert en communication de crise. Il sera en mesure de mettre en place, dans un temps record, une stratégie claire et détaillée pour communiquer efficacement et restaurer la réputation de l’entreprise.

Enfin, le recours au management de transition est l’assurance d’avoir un manager habitué aux contextes de gestion de crise, présent pour mobiliser les équipes, renforcer leur engagement, leur donner un cap immédiat, et mener le plan d’action de redressement de la crise à son terme.

- Manager RH - Conflits internes entreprise- Manager de transition RH - Le rôle du manager RH - Gestion des conflits - DRH

Conflits internes : le rôle du manager RH

Vous faites face à des conflits internes dans votre entreprise ? Le manager RH et le manager de transition RH peuvent mettre leur expertise en prévention et gestion des conflits au service de votre entreprise. 

Les conflits internes en entreprise

Les conflits peuvent survenir dans tous les types d’entreprises et entre toutes sortes d’employés, qu’ils soient du même niveau hiérarchique ou de différents niveaux. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles des conflits internes peuvent survenir en entreprise :

  • Différences de personnalité : Les employés peuvent avoir des personnalités différentes, des modes de communication différents, des styles de travail différents, ce qui peut entraîner des frictions et des malentendus.
  • Objectifs divergents : Les employés peuvent avoir des objectifs personnels différents de ceux de l’entreprise, ce qui peut entraîner des conflits d’intérêts. Par exemple, un employé peut chercher à maximiser ses profits personnels plutôt que de contribuer aux objectifs de l’entreprise.
  • Pressions professionnelles : Les employés peuvent subir des pressions professionnelles telles que des délais serrés, des exigences de qualité ou des objectifs financiers ambitieux, ce qui peut entraîner des conflits liés à la charge de travail ou aux méthodes de travail.
  • Différences culturelles : Les employés peuvent venir de cultures différentes, ce qui peut entraîner des conflits liés aux différences de valeurs, de normes de comportement, de modes de communication, etc.
  • Manque de communication : Le manque de communication ou une communication inefficace peut entraîner des malentendus ou des erreurs, ce qui peut à son tour provoquer des conflits.
  • Conflits de pouvoir : Les employés peuvent se sentir menacés par d’autres employés qui exercent une influence ou un pouvoir plus important, ce qui peut entraîner des conflits de pouvoir.

Il est ainsi important pour les entreprises de reconnaître que des conflits peuvent survenir et de mettre en place des politiques et des mécanismes pour les gérer et les résoudre de manière constructive.

En l’occurrence, le rôle du DRH dans les conflits internes en entreprise est crucial pour maintenir un environnement de travail sain et productif. Les conflits internes peuvent avoir un impact négatif sur la culture d’entreprise, la performance de l’équipe et la rétention des employés. Il est donc essentiel que le manager RH soit en mesure de gérer efficacement les conflits lorsqu’ils surviennent et de mettre en place des politiques et des procédures pour prévenir les conflits à l’avenir.

Découvrez dans cet article les différents leviers d’actions du responsable RH dans la prévention, et la gestion des conflits internes en entreprise.

Prévenir les risques de conflits internes en entreprise

La prévention des conflits internes en entreprise dépend de la mise en place de pratiques de gestion des ressources humaines solides et de politiques et de procédures claires. Le manager RH joue un rôle crucial dans la prévention des conflits en veillant à ce que les employés soient traités équitablement, en encourageant une communication ouverte et en résolvant rapidement les problèmes lorsqu’ils surviennent.

Voici quelques stratégies que le directeur des ressources humaines peut mettre en place pour prévenir les risques de conflits internes :

  • Encourager la communication ouverte et transparente entre les employés : L’organisation de réunions régulières peut encourager la communication entre les membres de l’équipe et favoriser un environnement de travail où chacun peut s’exprimer librement et échanger des idées.
  • Développer une culture de collaboration : Encourager la collaboration entre les équipes et les individus en organisant des activités de team building, des projets en commun et des formations interservices pour renforcer les liens et les compétences communes.
  • Établir des règles claires et équitables : Etablir des politiques et des procédures pour résoudre les conflits, ainsi que pour les sanctions et les conséquences associées aux comportements inappropriés. Ces règles doivent être équitables et appliquées de manière cohérente pour tous les employés.
Employés qui se tapent la main pour symboliser l'unité
  • Identifier les conflits potentiels : Surveiller les signes avant-coureurs de conflits, tels que les malentendus, les frustrations, les rivalités et les différences de style de travail ou de personnalité. Il est important de prendre des mesures préventives avant que les conflits ne s’intensifient.
  • Former les employés à la résolution de conflits : Organiser des sessions de formation pour aider les employés à mieux comprendre les causes des conflits et les techniques de résolution de conflits, telles que la négociation, la médiation et la communication assertive.

En appliquant ces stratégies, le manager RH peut aider à prévenir les risques de conflits internes et à créer un environnement de travail sain et productif pour les employés.

La gestion des conflits par le manager RH

Lorsqu’un conflit interne survient en entreprise, il est important pour le manager RH de gérer les conflits interpersonnels rapidement et de manière efficace pour éviter que les tensions ne s’aggravent et affectent la productivité et le moral de l’ensemble de l’équipe. La gestion des conflits internes en entreprise est un aspect clé du rôle du RRH.

Voici quelques actions qu’il peut mettre en place pour gérer efficacement les conflits :

  • Écouter les parties impliquées : Ecouter attentivement les parties impliquées dans le conflit permet de comprendre les points de vue de chacun, les causes du conflit et les attentes de chacun.
  • Restez impartial : Il est important de rester impartial et de ne pas prendre parti dans le conflit. Il est nécessaire de prendre en compte les intérêts de l’entreprise tout en respectant les droits et les besoins des parties concernées.
  • Analyser le conflit : Il est ensuite nécessaire d’analyser les causes sous-jacentes du conflit, les facteurs qui le maintiennent et les issues possibles.
  • Trouver des solutions créatives : Il faut travailler avec les parties impliquées pour trouver des solutions créatives pour résoudre le conflit. Les solutions peuvent inclure des compromis, des négociations, la médiation ou la conciliation.
  • Mettre en place un plan d’action : Une fois qu’une solution a été trouvée, le responsable RH doit élaborer un plan d’action clair et précis pour mettre en œuvre la solution et surveiller la situation pour s’assurer que le conflit ne se reproduise pas.
  • Faire le suivi : Un suivi régulier avec les parties impliquées est indispensable, afin de s’assurer que la solution est efficace et que le conflit est résolu de manière satisfaisante.

En appliquant ces actions, le responsable RH peut aider à gérer efficacement les conflits internes en entreprise et créer un environnement de travail plus harmonieux et par extension, plus productif.

L’un des cas concrets d’entreprise qui a réussi à résoudre un conflit grâce à la médiation et la conciliation d’un responsable des ressources humaines est celui de General Electric.

Dans les années 90, General Electric avait un conflit entre deux de ses employés de haut niveau, Jack Welch et Robert Nardelli. Les deux étaient en concurrence pour succéder au PDG en place à l’époque.

Le conflit entre les deux hommes avait créé une division dans l’entreprise, avec des équipes se formant autour de chaque camp et des rumeurs se propageant dans l’ensemble de l’organisation. Cela avait également un impact négatif sur les performances de l’entreprise.

Pour résoudre ce conflit, General Electric a fait appel à son responsable des ressources humaines, Bill Conaty, pour jouer le rôle de médiateur. M. Conaty a organisé des sessions de médiation privées avec Messieurs Welch et Nardelli, écoutant leurs préoccupations et cherchant à trouver un terrain d’entente.

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Grâce à la médiation de Monsieur Conaty, Messieurs Welch et Nardelli ont finalement réussi à surmonter leurs différences et à travailler ensemble pour le bien de l’entreprise. Jack Welch a finalement pris sa retraite et Robert Nardelli a été nommé PDG de General Electric Power Systems.

La médiation a aidé à résoudre le conflit et à préserver l’unité et la performance de l’entreprise. C’est un exemple réussi de la façon dont les responsables des ressources humaines peuvent aider à résoudre les conflits et à favoriser un environnement de travail collaboratif et productif.

Le rôle du manager de transition en ressources humaines

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Le DRH de transition est un expert dans la gestion de situations complexes et de changements organisationnels. Dans le contexte de la gestion des conflits internes en entreprise, le manager de transition RH peut jouer un rôle clé en aidant l’entreprise à résoudre rapidement les conflits et à rétablir un environnement de travail harmonieux. Il peut en effet apporter une perspective extérieure et objective sur les problèmes en cours, ce qui peut aider les parties impliquées à mieux comprendre les causes sous-jacentes du conflit et à trouver des solutions plus efficaces.

Le manager de transition RH peut évaluer rapidement la situation et identifier les facteurs de risque qui pourraient exacerber le conflit, et élaborer des stratégies de résolution de conflit créatives et efficaces, telles que la médiation, l’arbitrage, ou la négociation, pour aider les parties à trouver une solution qui répond à leurs besoins.

Le manager de transition RH peut également mettre en œuvre des actions de communication, de sensibilisation, et de formation pour améliorer les compétences de communication et la mise en place de mécanismes de résolution de conflit à long terme.

En somme, le manager de transition RH peut aider l’entreprise à gérer efficacement les conflits internes en fournissant une perspective externe et des compétences spécialisées en gestion de conflit.

Par exemple, lorsque l’entreprise française Renault a pris une participation majoritaire dans la société japonaise Nissan en 1999, cela a créé un conflit culturel majeur entre les deux sociétés. Les différences culturelles entre les employés japonais et français ont entraîné des malentendus et des tensions qui ont affecté la collaboration et les performances de l’entreprise.

En 2001, Renault a nommé un manager de transition RH pour aider à résoudre le conflit et à favoriser une meilleure collaboration entre les employés des deux sociétés. Ce dernier a travaillé avec les équipes RH des deux sociétés pour comprendre les différences culturelles et les attentes des employés.

Il a organisé des séances de formation interculturelles pour les employés des deux sociétés, en mettant l’accent sur la compréhension mutuelle et la communication efficace. Il a également travaillé avec les dirigeants de Nissan et de Renault pour créer une structure de gouvernance plus collaborative, où les deux sociétés avaient une voix égale dans les décisions importantes.

Grâce à sa médiation, le conflit culturel a été résolu et la collaboration entre les employés de Renault et de Nissan a été améliorée. L’entreprise a connu une augmentation de ses performances, avec une croissance significative de ses ventes et de ses bénéfices.

Cet exemple montre comment un manager de transition RH peut aider à résoudre les conflits dans une entreprise, en travaillant sur les différences culturelles et en favorisant la communication et la collaboration entre les employés.

Le cabinet de management de transition Momen propose en ce sens un vivier de managers de transitions spécialisés en ressources humaines experts et expérimentés, qui vous permettront de prévenir et de résoudre effacement les éventuels conflits internes au sein de votre entreprise.

Employé faisant ses cartons pour quitter l'entreprise pour cause de démission

La Grande Démission : comment y faire face ?

Sommaire

Au cours des années à venir, les Directions RH prévoient de s’appuyer sur les thèmes suivants pour retenir les talents : transformation numérique des outils RH, santé mentale et bien-être des salariés, flexibilité du lieu de travail.

Comprendre ce qui pousse à la grande démission

Le phénomène identifié sous le terme de « grande démission » est une conséquence de la pandémie, et il a pris de l’ampleur ces derniers mois en Europe. Il touche en majorité la génération des milléniaux, et a eu un impact sur presque tous les secteurs d’activité.

Dans ce contexte, comment attirer, retenir et engager les talents dont vous avez besoin pour rester performants ? C’est le défi le plus pressant en 2022. Et pour y arriver, les entreprises devront aller bien au-delà de la notion d’engagement.

Fin 2021, un industriel a voulu mieux comprendre ce que les salariés et leurs managers voulaient au travail, et leur a posé la question.

D’après leur enquête, le manque de flexibilité sur l’organisation du travail, de communication sur les objectifs de l’entreprise et les ajustements de ces derniers, voire le décalage entre les valeurs déclarées et la réalité opérationnelle, ainsi que les bas salaires sont leurs principaux sujets de préoccupation.

Il y a là une occasion de privilégier l’alignement interne entre les salariés essentiels, les dirigeants et la mission de l’entreprise. Les salariés veulent connaître les besoins, les buts et les objectifs de leurs dirigeants afin d’avoir une vue d’ensemble de la situation.

Enfin, leur enquête a révélé que le maintien de la santé mentale et du bien-être physique des salariés reste une tendance forte en matière de RH pour 2023.

La gestion de la grande démission sera une priorité pour les professionnels des RH au cours des années à venir. Cela signifie que le moment est venu d’écouter vos salariés.

Connaître et agir sur les points sensibles et les principales motivations de vos talents vous permettra de les conserver et de rester compétitif.

Le développement des compétences et la formation pour contrer la guerre des talents

La formation et le développement professionnels sont essentiels pour créer une expérience positive pour les salariés.

Selon le Forum économique mondial, plus d’un tiers des emplois dans le monde seront transformés grâce aux technologies du travail. Cela signifie que plus d’un milliard de personnes devront acquérir des compétences nouvelles et améliorées pour suivre la quatrième révolution industrielle.

Selon le Forum économique mondial, plus d’un tiers des emplois dans le monde seront transformés grâce aux technologies du travail. Cela signifie que plus d’un milliard de personnes devront acquérir des compétences nouvelles et améliorées pour suivre la quatrième révolution industrielle.

Cela fait de la formation et du développement professionnel les principales tendances RH sur lesquelles les dirigeants devront agir rapidement.

La transformation numérique des RH permet de faciliter l’accès des salariés à la formation à la demande, grâce au e-learning notamment. Dans l’avenir du travail pour les industries de première ligne, les salariés doivent être en mesure de se requalifier, de se perfectionner et de développer de nouvelles compétences où et quand cela leur convient le mieux.

La Data et l'automatisation au service d’une meilleure expérience collaborateur

L’expansion de l’utilisation du big data au sein des ressources humaines est en hausse depuis un certain temps. D’autant plus que la transformation numérique s’infiltre dans tous les aspects de l’activité.

Actuellement, plus de la moitié des DRH admet ne pas être en mesure d’utiliser l’analyse des données liées aux ressources humaines pour repérer les tendances et fournir des informations exploitables afin d’éclairer les décisions liées à l’entreprise.

L’automatisation occupera également une place centrale dans les opérations de RH en 2023. Des éléments tels que les chatbots, les flux de travail rationalisés, les processus d’intégration automatisés et les approbations instantanées des managers faciliteront la vie de l’entreprise.

L’avenir de l’automatisation et de l’analyse des datas sera différent pour toutes les organisations. Cependant, les principales tendances en matière de RH permettront certainement de gagner du temps et de stimuler l’efficacité au moment où les équipes de ressources humaines en ont le plus besoin.

manager touche l'icone de ses collaborateurs

La flexibilité du lieu de travail est essentielle pour les salariés

Un environnement de travail flexible figure en tête de liste des souhaits des salariés. Et pas seulement pour les travailleurs à temps plein.

L’enquête citée plus haut a révélé qu’il existe un besoin urgent d’horaires de travail plus flexibles. Et il ne s’agit pas seulement d’horaires. Un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée, des heures plus longues sur un nombre réduit de jours sont autant de questions qui se posent.

L’une des façons dont les DRH prennent des mesures à cet égard est l’introduction d’applications de planification des équipes. Ces outils mobiles permettent aux salariés d’accéder plus facilement aux horaires de travail depuis n’importe quel endroit. Les salariés peuvent également utiliser ces outils pour trouver un collègue avec qui échanger des temps de travail en cas de besoin et recevoir des approbations instantanées de leur hiérarchie.

Les équipes ressources humaines couvrent beaucoup de sujets de nos jours. Cela signifie que de plus en plus de départements RH utilise des outils de travail flexibles pour communiquer avec chaque employé sur des sujets importants, tels que :

Ces canaux de communication ouverts permettent aux services RH de s’assurer que les informations correctes sont transmises aux salariés par des canaux optimum. En conséquence, les DRH prennent des mesures lorsque les salariés disent vouloir plus de contexte, de communication et de clarté de la part des responsables sur leur lieu de travail.

Avec l’aide d’outils de travail flexibles, les directions des ressources humaines peuvent transformer la Grande Démission en Grande Opportunité !

Ces solutions numériques permettront de créer des liens plus significatifs entre les salariés et leurs lieux de travail. En effet, quelle que soit l’importance de la technologie dans notre vie professionnelle au quotidien, le besoin humain fondamental de se sentir connecté et épanoui restera une priorité permanente pour tous les responsables RH.

Le management de transition comme amortisseur

Toutefois, nous savons que toutes les entreprises n’auront pas le même succès face à ces nouveaux défis et ce changement de culture chez les salariés.

Certaines n’auront pas de Grande opportunité, mais une réelle fuite des talents. Le management de transition peut à ce moment-là pallier la situation afin de remplacer au pied levé des managers ou des directeurs de départements le temps de trouver la bonne personne en CDI. Leur savoir-faire managérial permettra certainement d’apaiser la situation le temps que l’organisation puisse mener les changements en profondeur.   

De plus, de nombreux DRH de transition pourront accompagner les entreprises dans ces changements. Ils apporteront leur expertise et les nouvelles pratiques acquises auprès des autres clients pour lesquels ils ou elles sont intervenu(e)s.

Le Management de Transition se positionne comme une excellente solution pour accompagner les changements dans l’entreprise, quels qu’ils soient.

Manager tyrannique

Problème de Management : à quel point cela peut-il impacter une entreprise ?

Sommaire

Il y a quelques semaines, nous lancions un sondage sur LinkedIn pour recueillir votre avis sur la question de l’impact d’un « mauvais » manager sur l’entreprise. Résultat sans appel, vous êtes 85% à penser que l’impact peut être « très fort » sur l’entreprise. Quels sont ces impacts et comment y remédier ?

L’impact d’un mauvais manager sur l’entreprise

Lors de notre sondage sur LinkedIn, nous ne précisions pas ce que nous entendions par « mauvais », voulant volontairement englober toutes les situations : management par la peur, micro-management générateur de stress, ou tout simplement absence de management laissant le collaborateur sans guide.

Si l’on creuse, la liste est longue pour les défauts de management : ne pas tenir ses promesses, blâmer les collaborateurs pour les erreurs de leadership, manque de reconnaissance, remarques désobligeantes, traitement silencieux, prise de décision médiocre ou inexistante…

Vous avez donc répondu à la simple question : A quel point un « mauvais » manager peut-il impacter une entreprise ? 

Et voici vos réponses :

  • Faiblement : 2%
  • Significativement : 13%
  • Très fortement : 85%

Score sans appel, le mauvais manager laisse beaucoup de traces sur l’entreprise. Alors quels sont ces impacts ?

Sondage à quel point un "mauvais" manager peut-il impacter une entreprise ?

L’impact financier lié au problème de management

Des études sur le sujet montrent que jusqu’à 32 % des démissions peuvent être évitées grâce à un meilleur leadership. Calculez ce qu’il en coûte de perdre un seul salarié compétent, productif et contributif, puis multipliez ce chiffre par la nécessité de remplacer 30 % de vos effectifs. Si vous avez besoin d’aide pour faire vos calculs, les estimations du coût de la perte d’un salarié peuvent aller jusqu’à 150 % du salaire brut annuel.

Bien entendu, le coût du recrutement n’est pas la seule préoccupation. Qu’en est-il de l’impact sur la productivité, les relations avec les clients, la croissance du Chiffre d’Affaires, les coûts de formation perdus, les connaissances et compétences perdues ?

L’impact humain lié au problème de management

L’impact émotionnel se révèle très important également. Les salariés se désengagent en raison d’un mauvais leadership. Nombreux sont ceux qui expriment leur mécontentement de manière contre-productive, en influençant négativement leurs collègues, en manquant des journées de travail et en faisant fuir les clients par un mauvais niveau de service.

Dans ces situations, il ne s’agit pas seulement de regarder du côté des salariés pour trouver les causes de dysfonctionnements. L’évaluation des managers est cruciale. Sans elle, l’entreprise est confrontée à un problème permanent : laissés à eux-mêmes, les « mauvais » managers définiront leur propre version de ce qu’ils estiment être de bons managers.

Conséquence : le mauvais Top Manager nommera un mauvais Middle Manager, qui lui-même nommera un mauvais Manager d’équipe et ainsi de suite selon le nombre d’échelons.

employé déprimé

Management gagnant-gagnant : trouver les bons managers

Evaluer ses managers est possible et se pratique, bien heureusement, dans la majorité des entreprises. En conduisant ces évaluations, l’entreprise s’assure d’avoir les bonnes personnes aux bonnes places. Les critères sont nombreux, mais nous pouvons en retenir quelques-uns essentiels pour évaluer la capacité de leadership de vos managers :

Bien sûr, d’autres critères peuvent intervenir pour des évaluations factuelles des résultats tels que le CA généré, les économies générées et tous les KPI définis département par département en fonction de leurs objectifs.  

Enfin, le sondage sur le niveau d’engagement de vos salariés est un excellent moyen d’évaluer indirectement l’impact des managers. Rapprochez-vous de vos salariés, prenez le pouls, soyez à l’écoute, vous percevrez les indices nécessaires pour alimenter vos réflexions.

Urgence managériale : le management de transition pour redresser une situation

Reprenons notre exemple de l’entreprise confrontée à un cercle vicieux avec un management nocif qui ruissèle sur l’ensemble des niveaux hiérarchiques. Dans un tel cas de figure, le recours au Management de Transition s’avère très utile.

En effet, en nommant un Manager de Transition à la tête du département (DAF, DRH, DSI…) ou de l’entreprise (DG), vous allez permettre une évaluation objective des équipes (le manager n’a pas d’intérêt personnel, de carrière au sein de l’entreprise) et ainsi rompre avec ce cercle vicieux. Les managers de transition sont nécessairement des profils avec un fort leadership, une excellente capacité à embarquer les équipes. C’est leur mission : s’adapter vite et délivrer des résultats tangibles pour l’entreprise.

Investir dans une mission de transition quand l’entreprise est en situation d’urgence managériale est une excellente idée ! Cela permet de redresser la barre, renouer le contact avec les équipes, réorganiser les échelons managériaux si nécessaire, et en définitive éviter le turnover des salariés qui coûte extrêmement cher à l’entreprise. Le retour sur investissement est excellent.

Faites appel à un Manager de Transition MOMEN pour remobiliser les équipes et booster vos résultats !

Manager en situation de crise

Manager en situation de crise : les 10 étapes de la communication de crise

Sommaire

Ne pas perdre son sang-froid ! Comment ? En se préparant ! Et la communication est souvent oublier dans les plans de réaction aux crises. Or un travail préalable afin de minimiser les problèmes (confusion des parties prenantes, réponse opérationnelle bloquée, déficit de réputation, impact financier) n’est pas si compliqué à faire.

Si vous voulez vraiment vous préparer et répondre à une crise, mettez en œuvre les dix étapes suivantes, dont les sept premières peuvent et doivent être engagées avant le début de toute crise.

Le management de crise, avant l’arrivée de la crise

1. Anticiper les crises

Si vous êtes proactif, réunissez votre équipe de communication de crise pour des séances de brainstorming intensives sur toutes les crises potentielles qui pourraient survenir dans votre organisation.

Il y a au moins deux avantages à cet exercice :

Ce processus d’évaluation doit conduire à la création d’un plan de réaction aux crises qui comprenne des éléments opérationnels et de communication. Les étapes suivantes décrivent quelques-uns des principaux sujets qui doivent être abordés dans la section communication du plan.

2. Identifiez votre équipe de communication de crise

Une petite équipe de cadres supérieurs doit être désignée pour constituer l’équipe de communication de crise de votre organisation. Idéalement, le DG de l’organisation dirigera l’équipe, avec comme principaux conseillers le Directeur de la Communication externe et le Directeur juridique.

Les autres membres de l’équipe sont généralement les Directeurs des autres divisions, car toute situation de crise affecte l’ensemble de votre organisation. Et parfois, l’équipe doit aussi comprendre des personnes expertes ayant des connaissances spéciales liées à la crise en cours.

Juste un mot sur le conseiller juridique. Souvent les directeurs juridiques ou les avocats se concentrent uniquement sur le tribunal et, bien sûr, un gestionnaire de crise se concentre principalement sur le tribunal de l’opinion publique. De plus en plus de juristes comprennent que l’organisation en crise peut être détruite dans le tribunal de l’opinion publique des années avant que le processus juridique ne se déroule. Et ils ont également compris que, même si « aucun commentaire » signifie « nous sommes coupables ou nous cachons quelque chose » pour le public, il existe de nombreuses façons de dire très peu de choses sans compromettre les questions juridiques, tout en paraissant réceptif à ceux qui cherchent plus d’informations.

3. Identifier et former les porte-parole

Toute organisation doit s’assurer que seuls les porte-parole autorisés parlent en son nom. Cela est particulièrement important en cas de crise. Chaque personne présélectionnée et formée pour être le porte-parole principal ou suppléant correspondra à un canal de communication.

Tous les porte-parole de l’organisation en situation de crise doivent avoir :

speech

Les bonnes compétences :

Certaines personnes peuvent se tenir debout sans crainte devant un auditoire de 1 000 personnes lors d’une conférence mais paniquer dès qu’ils ont une caméra braquée sur eux pour une interview individuelle. Pareil, certains communiquent à l’écrit parfaitement mais sont tétanisés dès qu’ils s’agit d’oral. Ceux-là peuvent en revanche intervenir sur la communication en ligne, notamment les réseaux sociaux, essentiels aujourd’hui.

Lire aussi : Personnalités et Leadership : les 4 couleurs !

Le bon poste :

Certains porte-parole peuvent naturellement exceller dans toutes les formes de communication de crise – médias traditionnels, réseaux sociaux, B2B, interne. D’autres peuvent être plus limités.

Le fait est que certains chefs d’entreprise sont de brillants leaders organisationnels mais ne sont pas de très bons communicateurs en personne. La décision de savoir qui doit parler est prise après l’éclatement d’une crise – mais le groupe de porte-parole potentiels doit être identifié et formé à l’avance.

Les porte-parole ne sont pas seulement nécessaires pour les communications avec les médias, mais pour tous les types et toutes les formes de communications, internes et externes. Cela inclut les interventions devant une caméra, lors d’une réunion publique, de réunions d’employés, etc. Vous ne voulez vraiment pas avoir à prendre des décisions sur autant de types de porte-parole différents alors que vous êtes dans le rouge.

4. Formation des porte-paroles

Toutes les parties prenantes, internes et externes, sont tout aussi capables que les médias de mal comprendre ou de mal interpréter les informations concernant votre organisation. Il est de votre responsabilité de minimiser les risques que cela se produise.

La formation de porte-parole vous apprend à être préparé, à être prêt à répondre d’une manière qui optimise la réaction de toutes les parties prenantes.

5. Établir des systèmes de notification et de surveillance

Systèmes de notification

Souvenez-vous de l’époque où le seul moyen de joindre rapidement quelqu’un était un simple numéro de téléphone ou de fax, en supposant qu’il soit là pour recevoir l’un ou l’autre ?

Aujourd’hui, nous devons avoir – immédiatement à portée de main – les moyens de joindre nos partenaires internes et externes en utilisant de multiples modalités. Beaucoup d’entre nous ont plusieurs numéros de téléphone, plus d’une adresse électronique, et peuvent recevoir des SMS (messages texte). Les programmes de messagerie instantanée, qu’ils soient publics ou propriétaires, sont également très populaires pour un usage professionnel ou personnel. On peut même envoyer des messages audio et vidéo par courrier électronique. Et puis, bien sûr, il y a les médias sociaux. C’est peut-être le moyen le plus rapide d’atteindre certaines de nos parties prenantes, mais créer des comptes de médias sociaux à cette fin et développer un certain nombre d’adeptes/amis/contacts sur les différentes plates-formes de médias sociaux (par exemple, Facebook, LinkedIn) n’est pas quelque chose que vous pouvez faire après le déclenchement d’une crise, car nulle part ailleurs les nouvelles d’une crise ne se propagent plus rapidement et hors de votre contrôle que sur les médias sociaux.

Selon notre degré de technicité, toutes ces communications peuvent être reçues ou envoyées par un seul appareil !

Il est absolument essentiel, avant la crise, d’établir des systèmes de notification qui vous permettront d’atteindre rapidement vos parties prenantes en utilisant de multiples modalités. Certains d’entre nous sont constamment sur leur messagerie électronique, d’autres moins. Certains d’entre nous reçoivent rapidement les appels ou les messages de leur téléphone portable, d’autres non. Si vous utilisez plus d’une modalité pour atteindre vos parties prenantes, les chances sont beaucoup plus grandes que le message passe.

Systèmes de surveillance

La collecte de renseignements est une composante essentielle de la prévention des crises et de la réponse aux crises.

Savoir ce qui se dit de vous sur les médias sociaux, dans les médias traditionnels, par vos employés, vos clients et d’autres parties prenantes vous permet souvent de détecter une « tendance » négative qui, si elle n’est pas contrôlée, se transforme en crise.

De même, le suivi des réactions de toutes les parties prenantes pendant une situation de crise vous permet d’adapter avec précision votre stratégie et vos tactiques.

Dans les deux cas, des systèmes de surveillance doivent être mis en place à l’avance. Pour les médias traditionnels et sociaux, les alertes Google sont les plus gratuites, mais il existe aussi des applications gratuites de suivi des médias sociaux, comme Hootsuite.

réunion

6. Identifiez et connaissez vos parties prenantes

Quelles sont les parties prenantes internes et externes qui comptent pour votre organisation ?

Considérons que les collaborateurs de l’entreprise sont votre public le plus important, car chaque collaborateur est un représentant des relations publiques et un gestionnaire de crise pour votre organisation, que vous le vouliez ou non !

7. Élaborer des déclarations d'attente

Bien que l’élaboration complète du message doive attendre le déclenchement d’une crise réelle, des messages doivent être conçus pour être utilisés immédiatement après l’éclatement d’une crise. Ce sont les déclarations d’attente.

Elles peuvent correspondre à une grande variété de scénarios auxquels l’organisation est perçue comme étant vulnérable, selon l’évaluation que vous avez effectuée à l’étape 1 de ce processus.

Voici un exemple d’une chaîne hôtelière dont les établissements ont été touchés par une catastrophe naturelle, avant que le siège de l’organisation ne dispose d’informations factuelles concrètes :

« Nous avons mis en œuvre notre plan de réponse à la crise, qui accorde la plus haute priorité à la santé et à la sécurité de nos clients et de notre personnel. »

« Nos pensées vont à ceux qui ont été en danger, et nous espérons qu’ils vont bien. » « Nous fournirons des informations supplémentaires dès qu’elles seront disponibles et les publierons sur notre site internet. »

Manager en situation de crise : quand la crise est là

8. Évaluer la situation de crise

Ayant travaillé sur les étapes précédentes, il suffit que l’équipe de communication de crise reçoive les informations des membres de votre équipe et s’assure que le bon type d’information est fourni pour que vous puissiez déterminer la réponse appropriée.

L’évaluation de la situation de crise est donc la première étape de la communication de crise que vous ne pouvez pas prendre à l’avance. Si vous ne vous êtes pas préparé à l’avance, votre réaction sera retardée par le temps qu’il faut à votre personnel interne ou aux consultants engagés rapidement pour exécuter les étapes 1 à 7. En outre, une stratégie et une équipe de communication de crise créées à la hâte ne sont jamais aussi efficaces que celles qui sont planifiées et répétées à l’avance.

réunion

9. Finaliser et adapter les messages clés

Avec les déclarations de principe comme point de départ, l’équipe de communication de crise doit continuer à élaborer les messages spécifiques à la situation de crise. L’équipe sait déjà, de manière catégorique, quel type d’information ses parties prenantes recherchent. Que doivent savoir ces parties prenantes sur cette crise ? Restez simple.

N’ayez pas plus de trois messages principaux qui s’adressent à toutes les parties prenantes et, si nécessaire, des messages spécifiques à certains groupes de parties prenantes. Vous devrez également adapter votre message aux différentes formes de médias. Par exemple, les messages de crise sur Twitter reposent souvent sur le partage de liens vers une page extérieure où un message plus long est affiché, une nécessité en raison de la limite de 140 caractères de la plateforme.

10. Analyse post-crise

Une analyse formelle de ce qui a été fait correctement, de ce qui a été mal fait, de ce qui pourrait être mieux fait la prochaine fois et de la manière d’améliorer les divers éléments de la préparation à la crise est une autre activité incontournable pour toute équipe de communication de crise.

Une bonne séance de brainstorming en interne peut faire l’affaire.

En conclusion, toute organisation est vulnérable aux crises. L’époque où l’on jouait à l’autruche – en espérant que le problème disparaisse – est révolue. Vous pouvez essayer, mais vos partenaires ne seront ni compréhensifs ni indulgents car ils ont vu ce qui s’est passé avec Volkswagen, la FIFA et Lance Armstrong.

Si vous ne vous préparez pas, vous subirez davantage de conséquences négatives. Trop souvent, les nombreuses questions de communication vues plus haut ne sont pas abordées. L’expérience montre que la direction d’une organisation ne comprend souvent pas qu’en l’absence de communications internes et externes adaptées :

 

 

Moins de 5% des organisations sont préparées aux crises, alors choisissez de faire partie de cette infime minorité préparée ! Vos partenaires vous en seront reconnaissants !

Pour ce qui est de la réponse opérationnelle, vous pourrez faire appel à MOMEN pour une mission de transition en Gestion de crise. Un Manager de Transition de la communauté MOMEN viendra gérer cette situation, coordonner la communication, et mettre en œuvre une réponse évitant le plus possible les pertes financières et de réputation.

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Solutions pour une entreprise ou filiale en difficulté

Les solutions pour redresser une entreprise / filiale en difficulté

Dans cet article : les 4 grandes solutions pour une entreprise en difficulté : se faire violence et accepter l’état de l’art, s’organiser, embarquer les équipes, augmenter la profitabilité.

Sommaire

1- Avoir un déclic : se faire violence, accepter de se dire que l’on est en crise

Même lorsque leur entreprise va mal, les chefs d’entreprises positivent, vont de l’avant, et se disent que leurs soucis sont temporaires, qu’ils vont régler le sujet (seul), que ça va aller mieux.

La réalité, comme pour régler tout problème, est « d’avoir un choc » « paniquer » pour prendre conscience qu’il faut ‘vraiment’ agir, et changer.

La première action est donc d’accepter de se dire que son entreprise est en difficulté, et est peut-être plus mal que l’on ne veut bien le penser.

Le fait de prendre conscience de l’ampleur du problème, nous permet de le traiter.

Il faut aussi accepter de se dire que l’on est responsable (en partie) : stopper les excuses « le marché est difficile », « la période est compliquée », « nous avons perdu tel marché c’est pour cela que ça va mal » … car même si c’est vrai, cela ne fait pas avancer les choses.

Il faut arriver à se dire : qu’il n’y a pas d’excuses : l’entreprise est en difficulté, ça va très mal. Il faut changer : on gère une crise.

Les 3 qualités humaines importantes pour repartir sont :

  • Être courageux, résister au stress
  • Reconnaitre ses erreurs, revenir sur des décisions que l’on a engagées
  • Expliquer ce que l’on va faire, et le faire

2- Entreprise en difficulté : il faut s’organiser

La solution pour remonter une filiale ou une entreprise en difficulté financière repose sur les points suivants d’organisation :

  • Tenter de réduire et étaler ses dettes pour essayer de survivre (agir auprès des banques, fournisseurs, sous-traitants, impôts, URSSAF etc). Pour cela : dire la vérité, demander du temps, et exprimer sa volonté de payer dans tous les cas.
  • Faire un planning: établir un plan d’urgence pour optimiser sa trésorerie, avec des mesures à effet immédiat. Le plan doit être à 1 an détaillant les objectifs, les actions, et les deadlines
  • Traduire le plan en un business plan chiffré
  • Accepter de réfléchir à faire appel à un expert: dont le métier est de mener les entreprises vers la croissance. Son coût est vite remboursé car il est là pour faire gagner de l’argent à l’entreprise. Au-delà de son soutien qui peut être précieux, il apporte un regard extérieur, et permet à l’entreprise de retrouver marge et bénéfices.

 

3- Etre positif, rassurer, embarquer les équipes, est l'une des solutions pour remonter une entreprise en difficulté :

Lorsque qu’une entreprise est en difficulté, les dirigeants ne se doutent pas toujours à quel point les équipes voient, sentent, parlent, et se paniquent. De plus les collaborateurs ont besoin de croire un succès possible de l’entreprise pour performer.

Il s’agit d’être transparent, de faire état de la crise / difficulté, mais de rassurer (!), d’expliquer que le succès est largement possible.

Tout d’abord, il est important d’écouter les équipes : libérer la parole, écouter ceux qui parlent (et non pas une seule personne ou deux qui pourraient donner une vision erronée de la vérité). Prendre les remontrances sans être ensuite dans la justification, ni l’agression : juste écouter et tenir compte des remarques.

Ensuite, l’action sera de booster le moral des employés, car ils sont bien évidemment la clef de la croissance.

Par exemple, ‘Interdire’ les mails des employés le soir pour qu’ils profitent de leur vie personnelle. Ils en sont plus énergiques et optimistes le matin, cela remonte le moral des employés augmente la productivité à long terme.

Avoir confiance en ses équipes. Leur faire part des décisions en transparence, les considérer quel que soit leur niveau hiérarchique. Les employés ne sont pas idiots, et sentent quand il y a un manque de transparence.

S’ils sentent qu’il y a de la transparence : ils se sentent en sécurité, et sont boostés. Les collaborateurs sont désireux de travailler pour un projet commun à l’entreprise et non que pour eux-mêmes !

Autres pistes :

  • laisser les employés être force de proposition et avoir des initiatives.
  • ne pas négliger la puissance des petits gestes : un remerciement, un compliment, peut motiver d’autant plus !
  • leur proposer une vision à moyen et long terme.

4- Augmenter la profitabilité de l’entreprise

Lorsque la filiale ou l’entreprise est en difficulté, il faut augmenter la rentabilité de l’entreprise. Les items sur lesquels agir sont :

  • Réduire les coûts:
    • passer chaque coût en revue (même petit), le supprimer si inutile, ou l’optimiser
    • renégocier tous les items de dépense
    • acheter moins cher
    • être en permanence à l’économie (jusqu’à l’électricité, espaces utilisés, le prix des outils…)
  • Augmenter le chiffre d’affaires:
    • étudier la politique tarifaire
    • se recentrer sur son business de base (s’il est toujours pertinent), et s’appuyer sur les équipes en place
    • augmenter certains tarifs
    • voir quels produits/services rapportent le plus, rechercher un secteur porteur 
    • étudier quels types de clients rapportent le plus, peut-on leur vendre plus ?
    • les produits/services sont-ils toujours concurrentiels ?
    • trouver des nouveaux clients, rechercher des nouvelles opportunités dans le secteur d’activité
  • Augmenter la productivité
    • optimiser, réduire les process
    • définir des KPI
    • mesurer l’efficacité opérationnelle : pour cela communiquer les objectifs, et les moyens de mesure
    • incentiver les employés
  • Réorganiser, restructurer si nécessaire: viser la simplicité, et la responsabilisation
    • écouter les équipes sur le sujet
    • étudier l’organisation en place, voir quelles optimisations doivent être faites

 

Le Cabinet MOMEN accompagne les entreprises en difficulté : le management de transition permet de retrouver rentabilité et croissance (lien « contactez-nous en dessous »)

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