Expertise financements structurés / Corporate banking | Interview vidéo d’Etienne Dizarny

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Interview écrite résumée | Les financements structurés

Qu’est ce exactement qu’un financement structuré ?

Un financement structuré est un financement pour une entreprise, qui va être le contraire d’un financement corporate. Une entreprise qui a des fonds propres, un bon cash-flow, peut s’endetter sur sa surface financière, sans que la banque ne recueille de garanties. En revanche, lorsqu’une société a besoin de financer un gros investissement, ou une activité, et qu’elle n’a pas la surface financière nécessaire, elle peut recourir au financement structuré. La banque va alors pouvoir structurer un crédit sur la base de garanties, et de contrats, par exemple par un contrat de rachat de production, qui permet à la banque de prendre le risque d’un financement plus important.

Ces financements structurés vont être de deux grandes catégories :

– Le financement d’actifs: qui peuvent être des actifs réels, mais auxquels on peut ranger également le financement de rachats d’entreprises, ou le financement de projet. Le plus simple, c’est le leasing. La banque a comme sécurité l’actif qu’elle peut revendre, et cela lui permet de mettre en place un crédit important pour une société qui a peu de fonds propres. C’est aussi le cas du financement de trade finance, où la banque est sécurisée par la propriété de la marchandise à tout moment. Cela permet de mettre en place des lignes de financements importantes, pour financer des sociétés de petites tailles. Il y a également le financement de projet, où l’on créer une nouvelle société pour ce projet, et où la banque va mettre en place des financements structurés avec différents appels : garanties par les sponsors, contrats de reprises de produits, assurances, et éventuellement des crédits bonifiés.

– Le financement structuré de marché (ou titrisation): a pour spécificité, et comme structuration complémentaire, l’appel à l’investissement extérieur, ce qui rajoute d’ailleurs une couche supérieure de complexité et de risque. Elle s’intéresse à un autre type d’actifs de la société, qui sont les créances. Ces créances peuvent être sur des débiteurs qui ont des qualités de risques meilleurs que l’entreprise. Le principe est d’étudier le gisement de créances de l’entreprise, éventuellement de le structurer par qualités de risques, et de l’utiliser pour se financer à moindre coût. La structuration, à ce moment-là, passe également par un appel aux investisseurs externes, qui obligent à faire noter ces fonds de créances.  Ceci, rajoute aussi un élément de risque. La titrisation a connu des excès, mais c’est aujourd’hui de nouveau un financement que l’on peut proposer.

Quelles opportunités les financements structurés représentent-ils pour une société ?

Les financements structurés représentent deux types d’opportunités pour une entreprise : l’accès au financement d’une part, et la possibilité d’emprunter moins cher. L’accès au financement signifie que l’on ne prête plus uniquement aux riches : on prête aussi à des sociétés qui en ont besoins, et qui sont capables de mobiliser pour ce financement, un actif, ou des contrats. Théoriquement, une entreprise qui a un contrat d’achat et de reventes fermes, avec une marge, peut avec très peu de fonds propres, financer son activité. C’est le cas des sociétés de négoces par exemple. Le deuxième intérêt majeur, peut être d’abaisser les couts de financements. C’était les schémas de titrisations, qui ont été compliqués en 2008 en raison d’une crise de liquidités, et la technique employée pour abaisser les couts de financements, qui étaient le recours aux investisseurs extérieurs, a été bloqué. Mais il y a une nouvelle loi qui est passée sur la titrisation en 2015 en Europe, qui re fait de ce produit, un produit d’avenir. À un bémol près, c’est que les injections de liquidités par les banques centrales dans les économies des pays européens, font que cela a un peu moins d’intérêts, car l’abaissement du cout de financement par l’appel aux investisseurs est un peu plus faible. Mais avec la remontée des taux, il y aura de nouveau un intérêt.

Quels écueils éviter ?

Il y a deux écueils à éviter. Le premier est de ne pas comprendre le risque. Le deuxième, est de ne pas mettre en place une concurrence entre les acteurs pour la structuration, ce qui à ce moment-là, viendrait réduire l’intérêt qui est d’abaisser le cout du financement. La bonne compréhension du risque est très importante. Les structures sont établies par des banques qui analysent le risque, mais il faut absolument que l’entreprise comprenne les risques qu’elle prend à travers cette structure. Cela doit être analysé par le directeur comptable ou financier. Sinon, l’entreprise peut prendre des risques inconsidérés. C’est ce qui est arrivé en 2008 avec les crédits toxiques, qui étaient des crédits à taux variables, indexés sur une activité déconnectée de celle de l’entreprise. Il n’y a plus ces crédits-là. Ces crédits étaient principalement commercialisés auprès des collectivités locales, qui se sont retrouvées indexés sur des choses totalement déconnectées de leur cycle d’activité, ce qui a été un problème. Le premier point est alors d’analyser le risque et de se doter dans l’entreprise de gens suffisamment au fait du sujet pour bien comprendre les leviers qui sont en place. Le deuxième point, c’est de mettre en concurrence les acteurs, parce qu’un financement structuré propose à une taille minimum, et il y a des couts de structurations qui sont importants. Il peut y avoir un middle office, qui peut suivre les opérations. Ainsi, ces couts doivent être amortis sur une taille minimale de financements. S’il n’y a pas de concurrence, les frais peuvent être trop élevés.

Une fois ces deux écueils évités, le financement structuré est encore et toujours un financement d’avenir, pour les gens entreprenants.

L’intérêt du management de transition

Faire appel à un cabinet de management de transition, pour mettre en place une mission dans le secteur de la banque – finance – ou assurance, par un manager spécialisé, peut être une solution et un avantage considérable pour l’entreprise. Le manager de transition spécialisé dans les services financiers peut agir sur de nombreux créneaux :

  • Direction générale ou de département
  • Accompagnement d’une transformation réglementaire ou commerciale
  • Mise en place d’un reporting
  • Direction de département opérationnel (Back, Middle Office, Risques)
  • Gestion de la politique des risques financiers / compliance

Pour en savoir plus : https://cabinet-management-transition.com/secteur/secteur-manager-de-transition-interim-management-finance/

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